L'hydratation

Bilan hydrique

Diminuer les pertes par sudation

Diminution des performances

Prévenir la déshydratation

L'alcool


Un bilan hydrique négatif est souvent responsable de la diminution des performances. 


Le bilan hydrique

Compte tenu:

la déshydratation est constante en haute altitude.

 

Le bilan hydrique est toujours négatif en montagne 

 

Pour compenser ce manque de liquide il est impératif de boire beaucoup (entre 3 et 5 litres d'eau par jour). Quant au sel partant avec l'eau , il sera remplacé naturellement par l'alimentation.

Bien que les boissons énergétiques semblent avantageuses puisqu'elles apportes liquide et énergie, il importe de faire attention à leur concentration. Elles doivent, en effet, contenir moins de 50 g de glucides par litre pour pouvoir être absorbées facilement et ne pas créer de problèmes au niveau de l'évacuation gastrique.

Diminuer les pertes par sudation permet de conserver son potentiel et d'économiser des calories utiles à l'effort. Un litre de sueur nécessite, en effet, 600 kcal. Une diminution de la sudation diminue également la potentialité d'être sujet au MAM de même que le risque de gelures. 

 

Diminuer les pertes par sudation

Il convient de:

 

Diminution des performances

La perte en eau (transpiration) réduit rapidement les performances. Une perte en eau équivalente à 2% du poids corporel (1.4 l pour une personne de 70 kg) résulte déjà en une diminution de 20% des performances1. Compte tenu du fait que, lors de l'effort, la perte en eau peut avoisiner 1 litre à l'heure, elle est atteinte au bout d'une heure et demie déjà. Quatre heures de sport sans apport hydrique signifient ainsi une dette en eau de 4 litres, correspondant à 5.7% du pois corporel pour une personne de 70 kg. On se rapproche des 7% au-delà desquels les risques pour la santé sont sérieux.

 


Prévenir la déshydratation

Symptômes

La sensation de soif arrive lorsque l'on a déjà perdu 0.5 litre d'eau. Une bouche pâteuse ou des lèvres sèches sont le signe d'une déshydratation avancée. Parmi les autres symptômes, on peut noter les maux de têtes, les crampes musculaires ou d'estomac ou encore un ventre ballonné.

 

Boire avant la soif

Il est nécessaire de s'hydrater régulièrement pendant l'effort et de boire avant que la sensation de soif ne s'installe. Celle-ci présente, il est déjà trop tard et la récupération ne pourra se faire durant l'effort, le corps assimilant l'eau lentement. Une longue course sans boisson, ou mal hydraté, nécessitera ainsi plusieurs jours avant que le corps ne puisse récupérer l'eau manquante.

Si l'eau en réserve vient à manquer, il est possible de boire de l'eau de fonte, réchauffée, afin d'éviter les maux de ventre.

Après l'effort, l'idéal est de boire une eau minéralisée ou des bouillons de légumes, des jus de fruits ou du lait écrémé fermenté.


Circonstances aggravantes

Lors de montée en altitude ou par grand  vent, l'air étant plus sec, il faut boire plus pour compenser, en plus de l'effort, la sécheresse de l'air inspiré. C'est également le cas si le sport se déroule en ambiance chaude.

Le thé et le café sont à éviter: diurétiques, ils éliminent l'eau.


L'alcool

Alcool et haute altitude ne font pas bon ménage, hormis pour ses effets relaxants, puisqu'il a pour effet:


1. Dr Etienne Jean-Louis, Médecine & Sports de Montagne, éd. Favre, Paris, 1987, p. 51.